Harcèlement de rue: moi aussi.

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J’ai écrit cet article il y a assez longtemps, je vous prie de m’excuser si j’enfonce des portes qui ont été -heureusement- ouvertes depuis. Pour mes lecteurices habituelles, je précise que l’histoire de l’agression à Toulouse est réelle, ainsi que celle de l’âge des premiers harcèlements, du plan, et toutes les situations de harcelement décrites (sauf les 3 questions de Guillaume Pley). Par contre, je n’ai jamais utilisé d’arme à feu.

 

Et n’oubliez pas:banniere-fermons-les-abattoirs-2014-v01_0

  • IV

    Si tu veux en rajouter…

  • IV

    Il a séché sur le palier en m’attendant pour me tuer.

  • IV

    J’ai hésité mais il me semble que ce qui est important, c’est la théorie de la bulle APPLIQUEE AU HARCELEMENT, et ça ça me semblait plus de toi que de lui.

  • IV

    Mais NON.

  • IV

    OUAIS D’ACCORD;

  • IV

    #NotAllMen Et attention ce n’est pas de la stupidité, c’est une manifestaton de la domination masculine. On ne peut pas attribuer ça à la stupidité individuelle au risque de dépolitiser le problème.

    • V3nom

      Nonon velant de N1colas, je pense qu’il veut simplement dire qu’il ne faut pas généraliser à « 100% des mecs » (quand bien même ils resteraient majoritaire, ou en tout cas sont ceux qui font le plus de boucan et de mal), malgré le fait manifeste que le système de relations sociales dans lequel on vit encourage (éduque) clairement à penser, conceptualiser les relations et avoir ce type de comportement reloud du simple fait de posséder une paire de noix.

      • Pepita60

        Ya un moment t’en as tellement marre de te faire emmerder par des lourds que tu généralises, désolé mais on craque !

      • V3nom

        Je sais bien et je ne critique absolument pas ces situations de saturation et les réactions qui peuvent en découler, elles me sembles justifiées, quand bien même ça tomberait sur « le pauvre qui n’a rien fait de mal ».
        On est des animaux humains, pas des robots. 🙂

  • IV

    Dis toi que tu es sûrement le 10 ème de la journée à demander ça à la fille, et reconsidère ta question.

    • Floyd

      Dans ce cas le problème vient du fait que de nombreux mecs ne contrôlent pas leurs bas instincts et sautent sur tout ce qui bouge…
      Pour ma part, cela ne m’arrive jamais d’aborder une fille qui me plaît dans la rue, mais si un jour une fille me plaît braiment, je devrai donc selon vous m’interdire d’aller lui parler ? Même si je reste respectueux ?
      Comprenez-moi bien : je suis absolument scandalisé des comportements que peuvent souvent avoir de nombreux hommes dans la rue, et je plains sincèrement les filles qui doivent les subir régulièrement. Mais pour autant, cela me paraît excessif de s’empêcher totalement de tenter une approche, cela fait partie je pense du jeu de la séduction – qui fonctionne dans les deux sens d’ailleurs. Par contre, et j’insiste là-dessus, cela doit rester dans les limites du respect.
      Vous dites que je risque d’être le dixième de la journée à aborder la fille ; mais si vous éliminez tous les grossiers, les lubriques et les violents, ça en fait déjà beaucoup moins…

      • IV

        Encore un qui a rencontré ses potes en les abordant respectueusement dans la rue.

      • V3nom

        Floyd, imagine que 100% des hommes du pays (on va faire simple et rester en france), sont sans arrière pensée (scabreuse exclusivement disons), respectueux et dans les limites du respect comme tu dis.
        Maintenant mettons que pour chaque personne comme toi, ça peut arriver disons une fois tous les 4 ans d’être tellement subjugué par une fille que tu en viens à l’aborder.
        Souviens toi d’une chose alors, que IV viens d’évoquer : rien que pour la france, on est 70 Millions, soit environ 35 Millions d’hommes… Disons 30 Millions (les garçons commencent de plus en plus jeunes, mais je vais retirer 5 Millions de « trop jeunes »)
        Donc même qu’une fois tous les 4 ans pour chacun d’entre eux, ça fait quand même potentiellement, sur 1460 Jours, encore 30 Millions de « Bonjour vous, vous me plaisez tellement que je voudrais qu’on fasse connaissance et plus si affinité, manifestement souhaitée » (soyons honnêtes) sont lancés dans la rue, soit encore tout de même 20547 par jours. (avec que des hommes « bien » et à qui ça n’arrive qu’une fois tous les 4 ans hein)
        Et si jamais mon calcul ne te plais pas, tu peux aussi t’imagine que ça fasse chier d’être interpelée dans un lieu qui n’a pas vocation à ça (l’espace public) et, entre les lignes, entendre : « Hey toi, tu me fais tellement kiffer que je veux que tu fasse connaissance avec moi ». Au bout d’un moment, c’est tellement invariable que bon, ça doit foutre les glandes je pense…

      • Maxime

        c’est quoi ce calcul ??? Excuse moi V3nom mais tu fais ton calcul comme si il y avait 35 millions d’hommes et une seule femme ! si un homme montre son intérêt à une femme tous les quatres ans, et qu’il y a autant d’hommes que de femmes, alors en moyenne, une femme reçoit 1 signe d’intérêt tous les quatre ans, c’est aussi simple que ça.

      • Running snail

        Pour moi la règle est simple, qu’on soit homme ou femme ne change rien à la question ; si A voit une personne B qui l’intéresse, il doit d’abord réussir à établir un contact visuel suffisamment long suggérant que B est aussi un minimum intéressé par A. Si cela se produit, il peut l’aborder. Sinon, désolé, mais ça veut dire que B n’est absolument pas intéressé et donc il faut lui foutre la paix, peu importe à quel point A a flashé sur lui.

  • IV

    J’ai pas le temps là, mais ça finira sûrement sur « le végétarisme m’a tuer ».

    • Anon

      Je connais l’Odieux Connard, il fait surtout des critiques acerbes de films. Mais au sens courant de critiquer. Il ne faut pas le prendre personnellement si il tombe sur un sujet qui te concerne : il est là pour dire du mal, et il est pas forcément très fair play.
      Lisez ses critiques des sites de conseil de drague : il est contre le harcèlement de rue.
      Politiquement : http://odieuxconnard.files.wordpress.com/2014/05/elections-ue.jpg
      Quand il critique les féministes, dans mes souvenirs, c’était celles qui enlevait la liberté de choisir entre Madame et Mademoiselle. (Même si, évidement, ça faisait chier d’avoir à choisir.)

      PS : Le cri de la carotte.

      • IV

        Mas pourquoi tout le monde me parle de l’odieux connard? je parle du début du message de Jack, qui est très drôle.

  • IV

    Je trouve que c’est totalement différent. Une femme subit le harcèlement à cause de la domination masculine, les homos se font casser la gueule à cause de l’hétéro-dominationn-normativité-je sais pas quel est le terme le plus adapté.

  • IV

    Mais je vais tomber alors.

  • IV

    « Un petit lecteur » ?

    • Milofine

      « Pour mes lecteurices habituelles » Je possède un sexe masculin, et j’ai énormément de respect pour le sexe opposé, étant moi-même contre la théorie du genre que je n’ai jamais pu accepter. Mercide ces conseils qui marqueront un point important pour les gens qui ne comprennent pas qu’une fille n’a pas forcément envie de se faire draguer dès qu’elle sort de chez elle.

      • V3nom

        Quand tu dis être contre la théorie du genre, tu exprime le fait que tu n’accepte pas qu’on impose un rôle prédéfinit selon le sexe de la personne, ou que tu refuse de considérer les études de genre ?

  • IV

    Ah c’est intéressant ça, le changement de statut. Je me pose aussi la question car dans l’agression que jai racontée, c’est une des seules ou j’ai « choisi » de ne pas me défendre et de fuir. A d’autres occasions j’ai mis des coups de poings, j’i même soulevé un type pour le jeter sur ses copains, et je me sentais beaucoup mieux après. Pas comme une victime. Mais l’agression que je raconte là m’a vraiment traumatisée :/

  • svazu

    Une totale inconnue que tu abordes dans la rue, c’est pas parce qu’elle t’a charmé par tous les aspects de sa personnalité, c’est juste que tu la trouves attirante physiquement, faut arrêter… Du coup l’argument « femme de ta vie », euh…

    • Tedeca

      Tout le monde sait que nous sommes tous de purs esprits. Les meilleures relations, les seules sincères commencent toutes en ligne, de façon anonyme sans avoir jamais vu le visage de l’autre.
      En fait vous voulez des relation h/f régies par un voile intégral que vous ne voulez pas porter. C’est triste.

  • TiffMaelite

    Tout dépend du contexte, aussi. Se faire draguer dans la rue, ou les transports en commun : non merci ! En bar ou en boîte ok, mais sans insister, parce qu’on ne sort pas (et là, je parle pour mes connaissances et moi-même uniquement, bien que nous ne soyons sûrement pas seule dans ce cas) pour se faire draguer !

  • TiffMaelite

    Si tu sais d’un simple coup d’oeil que c’est la femme de ta vie, deux cas se présentent :
    – 1) c’est juste parce qu’elle est trop canon : t’es mal barré pour avoir un nombre limité de « femmes de ta vie », donc tu peux bien laisser celle-ci en paix
    – 2) vous avez quelque chose en commun (autre que d’être des canon) qui explique ton intérêt et cette classification ringarde avant même de lui avoir parler : moi, je te suggèrerais dans ce cas de la saluer comme tu saluerais pépé et d’essayer d’entamer la conversation sur ce sujet comme si tu voulais en savoir plus sur les passions de pépé, car c’est à *elle seule* de décider si elle sera la femme de ta vie

    • V3nom

      Mais non, pourquoi « comme si », s’intéresser pour de vrai à ce que la personne rencontrée peut vouloir dévoiler de sa vie, faire connaissance quoi. Le « faire comme si », ça fait vraiment stratégie d’approche hypocrite pour l’attirer dans le plumard…

      • Ghost

        Il y’a quand même d’autre approche que le rentre dedans pour faire connaissance avec la « femme de sa vie » que de venir lui demander directement. Si c’est réciproque, ca peut être un regard + un sourire pour chacun.
        Sans compter que la femme de sa vie, c’est assez rare de la croisé par hasard dans une rue et de ne plus jamais la revoir si on agit pas tt de suite.

        Cette expression servirait juste d’excuse pour ceux qui pratique le harcelement de rue si on acceptait cette exception.

      • Himeri

        Je suis entèrement d’accord, de plus « la femme de sa vie » est bien souvent des femmes qui sont en couples, mariées, qui ont des enfants, des célibataires ça ne court pas les rues faut vraiment tomber sur la bonne femme célibataire et qui aime le rentre dedans c’est comme au loto 1 chance sur 1 milions. Le nombre de fois qu’on m’a demandée si j’était célbataire, quand je dit  » non je suis en couple » on me rétorque  » C’est sérieux ton histoire  » alors je reponds pour les taires : « Depuis 6 ans,fiancialles et lui n’a pas trouvé la femme de sa vie dans la rue 😉  » En général on me laisse tranquille car je répond gentiment.

  • ilumar

    Bon là désolé, d’habitude, je suis complètement d’accord avec les gens qui font ce genre de bd sur le harcèlement de rue, mais je trouve celle-ci extrême. En gros, ce que je comprends, c’est qu’un homme n’a pas le droit d’aborder une femme dans la rue. Je ne suis pas d’accord. Si ses intentions sont louables, si ses manières sont bonnes, il n’y a aucune raison qu’il ne fasse pas comprendre subtilement (pas lourdement !) qu’il désire mieux connaître la femme en question et aller plus loin dans une éventuelle relation. Je pense qu’il s’agit ici de la liberté de communiquer. La femme a le droit de refuser. Le tout doit juste se dérouler de manière civilisée, c’est-à-dire pas d’insultes, pas d’attouchements, pas de violence quelle qu’elle soit.
    J’invite même les femmes à aborder les hommes si elles sont intéressées (on voit ça trop peu souvent), du moment que ça se déroule de cette même manière civilisée.

    • IV

      Je me demande, les gens qui disent ça, ou ils sont rencontré leur potes, ceux avec lesquels ils vont boire un coup le samedi soir, ceux avec lesquels ils partent camper. En les abordant dans la rue de façon courtoise probablement.

      • Hlutlausa Augað

        Pour quelqu’un au chômage (pas très rare ces temps-ci), il ne te fait pas des potes au travail, donc il reste seul, déprime et se suicide sans faire de vague …
        Heureusement qu’il peut s’en faire dans la rue.

      • cinos

        Je comprends la question de Ilumar. Mais ce n’est pas la même chose. Il y a des attitudes differentes. Je sens que dans l’harcelement il y a une charge de violence, d’agressivité (à la quelle par ailleurs je répond avec beaucoup de politesse en faisant comprendre que son attitude fait que le rendre désagréable et qu’il pourrait changer ses rapports avec les femmes et souvent ça fait passer un message plus constructive pour le gars en question, même si plusieurs fois, c’est de mecs qui n’ont jamais eu l’opportunité d’avoirs de rapports sains avec les femmes (amitié, par ex.) et de voir une femme qui répond avec respect face à son irrespect, ça peut lui faire réfléchir… en fin, je trouve ça plus constructif. Et en réponse à Ilumar, je crois que nous avons tous le droit d’essayer, hommes et femmes. Moi, j’aimerais des fois parler à un inconnu, lui dire une belle phrase, pourquoi pas? mais je n’ose pas… parce que dans cette société on fait pas ça et si je le fait, je passe pour une pute… et oui, je voudrais changer ça dans cette société, pouvoir se parler dans la rue sans la peur, en tout amitié, hommes et femmes…

    • Flo

      Juste réfléchir 2 secondes.

      Si tu voulais envoyer un mail à qqun, est ce que tu utiliserais un titre qui ressemble à un spam ? Non. Ben dans la rue, les filles sont spammée par les harceleurs de rue. Donc si vraiment la fille te plait, trouve un autre moyen. Celui-ci ne marchera pas.

      Ensuite, une fille dans la rue tu l’as juste vue. Tu sais pas quels sont ses centres d’interet, son niveau intellectuel. Donc draguer une fille dans la rue, ça envoie un seul message : Tu es physiquement à mon goût et j’attends rien de plus de toi. Ta personnalité, je m’en cogne (Et j’ai rien à offrir non plus). Technique de drague la plus naze du monde encore une fois.

      Et finalement, la majorité des couples se sont rencontrés 1) sur le lieu de travail, 2) chez des potes communs. Les couples se rencontrent dans la rue seulement dans les milieux sociaux très très bas, et encore, c’est l’exception, même dans ces milieux. Ce qui confirme que les gens normaux attendent plus que le physique pour vouloir sortir avec qqun.

      Donc tu as le choix : etre un bof, avec aucune chance de pécho ou presque et tu dragues dans la rue.

      Soit tu es un trou du c** qui aime faire suer les filles dans la rue, et tu dragues dans la rue.

      Les autres, draguent partout, sauf dans la rue. Bisoux

      • Tedeca

        Voile intégral, castration chimique des mâles les plus pauvres, circulation alternée h/f, trottoirs réservés… Il y a plein de solutions humanistes qui rendraient l’espace public tellement plus convivial.

    • Fushichô

      Autant dans l’idéal, je suis d’accord, on devrait pouvoir sourire aux gens, aborder les gens tranquillou dans la rue ou ailleurs (je parle de gens car je généralise à tous les sexes et je parle d’aborder car j’élargis l’interaction à tt, pas qu’à la drague ; je trouve ça triste que des inconnus se parlent jamais dans le métro/la rue/etc., mais aient au contraire plutôt un regard de défiance les uns envers les autres. Surtout en France ; j’ai une expérience complètement différente en Australie. Mais je déborde du sujet.), mais dans une société où le harcèlement de rue est aussi envahissant, bah, je crois qu’il faut accepter d’abandonner l’idée d’une petite phrase de drague civilisée et courtoise, qui n’a quasiment aucune chance d’être reçue comme telle par une femme qui se sera fait aborder pour la 10e fois de la journée, quand bien mm ça sera la seule fois où elle se sera fait draguer poliment.

      Les harceleurs de rue ruinent la possibilité de « draguer honnêtement » dans la rue, font de cet espace un espace non propice à la drague, faut l’accepter et trouver un autre lieu de drague.

      C’est super con d’abandonner les choses au lieu de lutter, et je regrette profondément cette espèce d’atmosphère de peur/défiance que tout cela crée, mais si c’est pour les abandonner à la réalité… Surtout, si c’est pour les abandonner après avoir écouté les femmes qui nous disent en avoir ras-le-bol de pas pouvoir poser un pied dans la rue sans se faire aborder une chiée de fois, bah, c’est peut-être là où il faut savoir être vraiment civilisé et les écouter, comprendre leur ras-le-bol et appliquer le conseil n°1 d’IV et foutre la paix aux femmes dans la rue (voire appliquer le conseil n°4 si on tient à entendre le son de la voix de « la demoiselle qui attise notre curiosité par son joli minois »).

      Et s’il s’agit de la femme de notre vie, bah, on se reconnaîtra d’un simple regard et tout se déroulera à la Hollywood. ^^ De tte façon, par définition, la femme de notre vie ne nous passera pas sous le nez parce qu’on lui a pas parlé dans la rue. Puisque la femme de notre vie nous est par définition destinée, et qu’on lui est destiné, alors le destin fera son œuvre et on sera marié avec 3 semaines plus tard… Sinon, c’est que c’était pas la femme de notre vie, et que donc on a bien fait de lui foutre la paix, ça a évité à tt le monde de perdre du temps…

      @Flo ci-dessous:

      Pas tout à fait d’accord avec toi sur un ou deux points.

      Je pense que « Tu es physiquement à mon goût et j’attends rien de plus de toi. Ta personnalité, je m’en cogne (Et j’ai rien à offrir non plus). Technique de drague la plus naze du monde encore une fois. », ce n’est pas le « seul message que ça envoie ».
      C’est sans doute la seule manière, ou quasi, dont le message est reçu par les femmes, et cela suffit pour discréditer cette méthode de drague. Et l’ayant vécu à m’être fait siffler dans la rue par des filles, après qd mm qq secondes à être flatté vu l’exceptionnalité de la chose et ma très haute estime de moi, bah très vite on se sent comme un morceau de viande (ce qui est d’autant plus perturbant pour un vegan…).
      Mais je pense pas que le message envoyé soit forcément celui-là de « seul ton physique m’intéresse ». Je pense que le message envoyé, que l’intention de l’homme en question (bien sûr, on parle pas des gros relouds de harceleurs à la « j’te casserais bien les pattes arrière », hein, on est dans le cas rare de la drague civilisée, polie et courtoise de la femme de sa vie) est davantage « tu es physiquement à mon goût, j’aimerais apprendre à te connaître, and then we’ll see how it goes ». (Ou ça peut être effectivement une drague polie et courtoise d’un dragueur en série qui veut juste une nouvelle conquête sexuelle, c’est aussi possible.)

      Bref, dans la série « les mots sont importants », c’est plus une question de réception que d’envoi de message, à mon avis. Ce qui ne change pas le fond du pb, on est d’accord.

    • Zack

      La rue n’est pas l’endroit pour ce genre de rencontres… je ne vois pas COMMENT on peut penser à « aller plus loin dans une éventuelle relation » en 3 secondes. Il faut arrêter de déconner. Puis quand on voit que la personne est fermée à la discussion (écouteurs, semble pressée etc), ça n’a aucune chance de fonctionner. Autant choisir les endroits de socialisation (bars etc…)

      • Tedeca

        Je suis le plus heureux des hommes depuis que j’ai rencontré la femme de ma vie dans le metro lillois il y a huit ans. Cela ne s’est pas fait »en trois seconde », mais les premières minutes comptent beaucoup, et c’était dans le métro. C’est pas bien ? Je la quitte ?

  • Gérard Suzuky

    Je suis très content de ne pas faire ça : je n’aime pas les gens. Il n’empêche que ça doit changer.

  • Cine Kenzo

    je suis un mec, et j’adore ta BD. J’ai déjà pratiqué, le « tous le monde est pareil ». Et le ressenti, final, est que de chasser le naturel, il revient au galop…qu’on se passe difficilement d’intervenir. J’ai très souvent vécu des situations de frustration de n’avoir pas pu ou su m’exprimer (timidité ?). Et ce regret là est plus fort que le remord du passage à l’action… Bien que j’éduque mes enfants avec une vision respectueuse de la dignité humaine. Mon éducation machiste méditerranéenne reprend inconsciemment le dessus. Il en faudra des générations pour évoluer vers des relations dénuées de toutes arrières pensées.
    Il nous faudra un signal pour dire que vous (les femmes) êtes AWARE… une fleur à l’oreille gauche, un statut facebook : en recherche active d’un compagnon pour la demie-heure ou pour toujours…
    je pense que si ça continue comme dans ta BD, il faudra légiférer et rouvrir les maisons closes !

    • unjourPE

      C’est quoi le rapport entre les maisons closes et le harcèlement de rue ?

      • IV

        La domination masculine.

  • Xetra

    Pour le point « les mots sont importants », si tu trouves une fille « à ton goût » c’est que tu la considères avec autant de respect que de la bouffe. Si c’est le cas, n’aborde pas.

    • Tedeca

      Comme chacun sait, le goût n’est que culinaire…
      Je vous laisse, Liszt m’a laissé sur ma faim du coup je vais me taper un Rodin et après j’ai besoin de temps pour le digérer (le bronze, il faut le refondre pour l’évacuer et c’est un processus un peu long).

  • Hlutlausa Augað

    Pour être sûr d’avoir compris, complimenter poliment, gratuitement et fortuitement une femme dans la rue est-il du harcèlement ?

    • unjourPE

      Ben…… oui.

  • Blake

    Je suis un mec. Très Androgyne.
    Parfois (très souvent) des mecs me prennent pour une nana dans la rue.
    Et franchement, ce n’est pas que je comprends ce dont on parle dans cet article.
    Je le vis chaque jours ! Même pour un homme se comportement est insupportable…
    Quand tu fumes ta cigarette tranquillement en attendant ton train et que 3 gars passent te regardent comme si tu étais à eux, qu’ils prennent le droit de te faire des commentaires sur comment ils te trouvent « bonnes » et pire parfois sur comment ils voudraient te « baiser »…

    Conseil : Les femmes, soyez bonhommes. Quand un mec commence à vous faire chier :
    -tête haute.
    -voix grave.
    -Ne soyez pas la personne qui lâche le regard. Regardez-le dans les yeux de façon grave.
    -Et si vous sentez qu’il n’y a pas trop de danger répondez : « Tu veux quoi là ? »
    C’est que je fais et ça les calmes TOUJOURS !

    • Xetra

      C’est cool pour toi. Mais tu es un mec. Ça te fera peut-être un choc mais tu ne renvoies pas la même image, tu ne reçois pas le même traitement que tout le monde. J’ai surtout vu des harceleurs devenir violents, avec l’intention de pousser à bout, de « remettre à sa place », face à la réaction que tu décris.

      S’il te plaît, ne donne pas de conseils. C’est paternaliste et culpabilisant.

  • Merci ! Un sujet grave, traité avec humour, bravo ! Quand j’étais plus jeune, j’étais harcelée en permanence. Maintenant que j’ai 40 ans et quelque, cela m’arrive encore de temps en temps, et j’arrive à mieux répondre que quand j’étais plus jeune.

    • Dep

      Encore 10 ans et ça te manquer.
      (Oui oh bon, si on ne peut plus plaisanter…)

  • Ferdinand Nonque

    bonjour, c’est horrible quand même, 55 000 violes par an en France, ce n’est qu’une estimation c’est horrible. Et ça commence par ce qui est appelé ‘harcèlement’ . ça signifie qu’il y a un énorme groupe de frustré. D’homme ne connaissant pas la tendresse ni l’affection, d’homme incapable de séduire simplement, ou incapable de se satisfaire de ce qu’ils ont. Alors notre question, mais comment sont frustrés tous ces hommes ? Et pourquoi ne sont-ils pas doux et gentils? cordialement f

    • pilaf

      Frustration : Etat d’une personne n’ayant pas pu satisfaire un désir et l’ayant refoulé.

      on peut etre frustré et ne pas etre un connard pour autant, c’est pas les frustrés qui posent problèmes, c’est ceux qui ne savent pas gérer leur frustration (bon d’accord je pinaille, mais quand meme ;))

    • Tedeca

      Non, une écrasante majorité des viols (plus de 80%) sont commis par un homme de l’entourage familial, amical ou professionnel. Pas par un inconnu qui vous repère dans la rue.

  • pilaf

    « problème d’hommes » oui, encore qu’il s’agisse surtout d’un fond culturel profondement patriarcal bien ancré dans nos cranes (et pas seulement celui des hommes). C’est un heritage que nous subissons qui bien sur doit etre combattu (et qui l’est d’ailleurs, c’est juste que le combat n’est pas encore gagné), toutefois je rejoins un point qui a déjà été soulevé, il ne faut pas pour autant mettre tout le monde dans le même panier, saches que tes conseils je les ai toujours appliqués et je me considère profondément féministe (bien qu’ayant un chromose y) et bref, en lisant ta note j’ai vraiment l’impression d’etre mis du coté des coupables, des ennemis, alors qu’en fait on est dans le même camp.
    Pour faire simple je dirais que ce combat est un combat qui concerne l’humain (hommes et femmes) et qu’il doit etre réglé de concert. Il ne faut pas se priver d’allier sous pretexte qu’il ait une bite.

    (bon, je m’explique peut etre pas super bien mais je comprend pas bien ta position sur ce point de détail ..)

    • Tedeca

      Non. Attention. Fais gaffe. Tu vas « dépolitiser » le problème.

  • Trapipo

    Je connais plusieurs filles qui veulent attirer le regard des hommes.
    Elles se teignent les cheveux, se font refaire les seins, s’habillent court…

    • IV

      Dans ce cas, appliquer le conseil numéro 3.

      • Trapipo

        Ah mince alors, je pensais que ce type de fille blonde platine, shorty, un peu cagole sur les bords, cherchaient à se faire remarquer, mais non en fait, elle veulent qu’on les laisses tranquille.
        Elle se font refaire les seins, se maquillent et s’habillent sexy uniquement pour elles mêmes. Je croyais que c’était pour susciter du désir chez les hommes comme un con… Je commence à peine à comprendre désolé.

      • IV

        C’est de la culture de viol.

      • Tedeca

        Et alors? Elle peut le faire pour un ou une autre (qu’elle le connaisse déjà ou pas) ou pour elle. La façon qu’a une fille de soigner son apparence ne te donne aucune licence pour modifier ton comportement. Je précise que ça n’exclue pas de mon point de vue d’aborder poliment une fille dans l’espce public, mais en bikini ou en jogging, il faut être respectueux et courtois.

  • Xetra

    Je souligne qu’il est un mec car qu’il le veuille ou non, ça lui donne un privilège. Les privilèges ne sont pas des tares mais il faut en avoir conscience (qu’on parle de privilège masculin, privilège blanc, privilège valide, etc) parce qu’ils changent la façon dont on est considéré et traité par les autres, la façon dont on a été élevé, les possibilités qu’on a… Ici je pense par exemple au fait de ne pas avoir été élevé dans l’idée d’une faiblesse par rapport aux hommes, dans l’idée du risque de viol, de « faire attention »…
    Si tu veux je la refais : arrêtez de présenter des stratégies comme des solutions absolues, comme des trucs « qui marchent toujours ». Ça ne marche pas toujours. Parfois on est sidérée, parfois on a trop peur pour réagir, parfois on ne peut tout simplement pas réagir parce qu’un handicap nous en empêche, parfois on n’a pas le réflexe. La question est alors, qu’est-ce qui se passe quand ça ne marche pas, ou quand on n’arrive pas à mettre ce truc « infaillible » en application ? Ben on culpabilise, on se sent faible, parfois on n’ose pas en parler ni porter plainte pour éviter les « mais pourquoi tu n’as pas/moi à ta place j’aurais… »
    Si ça marche pour vous, tant mieux pour vous. Qu’est-ce que vous faites de celles pour qui ça ne marche pas ou ça n’a pas marché maintenant ?

  • IV

    OUI.

    • IV

      J’en reviens pas qu’on appelle « interactions sociales » le hercèlement de femmes. Que tout le monde s’inquiète uniquement de « comment on va draguer alors ».

      • Hlutlausa Augað

        Comprends tu les termes « poliment, gratuitement et fortuitement » ? Il n’est pas question de drague, en gros c’est : « Bonjour, -insérer le compliment ici-, au-revoir. » La discussion s’arrête là ou se prolonge juste sur un merci. Il n’y a là aucune ambition interprétable.
        « J’en reviens pas qu’on appelle « interactions sociales » le hercèlement de femmes », donc le harcèlement d’homme est parfaitement acceptable ? De plus, si on entends une discussion intéressante de FEMMES, nous, HOMMES, ne devons pas rentrer dans dans cette discussion (interactions sociales) de peur de provoquer un harcèlement. Donc transformer une interaction sociale en harcèlement. Bref, pour respecter l’ordre n°5, LES HOMMES doivent pas sortir de chez eux, de peur de provoquer du harcèlement DE FEMME en ne voulant, à la base, qu’une interaction sociale (dire bonjour, rentrer dans une discussion intéressante, etc).

        Et maintenant, souhaiter le bonjour poliment, gratuitement et fortuitement à une personne dans la rue, est il du harcèlement ?

      • unjourPE

        bonjour -insérer compliment – au revoir.
        Attends, j’essaie pour voir.
        Bonjour jeune homme vous êtes charmant, au revoir.
        Bonjour monsieur je trouve que votre postérieur est très agréable à regarder, au revoir.
        Bonjour jeune homme, hummmmm t’es bon, au revoir.

        Je vais essayer avec du moins graveleux, on sait jamais.

        Bonjour, jeune homme, je vous trouve très mignon, au revoir.
        Bonjour jeune homme, vous avez des yeux magnifiques, au revoir.
        Ah bah non, c’est tout aussi con en fait.

      • Hlutlausa Augað

        A part les phrase 2 et 3 qui utilisent des termes déplacés, ça me va, puisque gratuite. Ma compagne est du même avis que moi.

      • IV

        Je pense que cette citation est tout à fat adaptée à ton cas:

         » Il y a un moment où il faut sortir les couteaux. C’est juste un fait. Purement technique. Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez vous à sa place.
        Ce n’est pas son chemin. Le lui expliquer est sans utilité. L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme langage mais comme un bruit. C’est la définition de l’oppression [….]

        L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux. Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes.
        C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance.
        Ou : divertissement-corvée. Ou loisir-travail. Etc.
        Aller donc communiquer sur ces bases. »

        C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a « écouté » son opprimé est, en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça c’est épatant.

        Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.

        Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.[…] »

        Christiane Rochefort

      • Tedeca

        ENCORE!!!

  • BöZ

    Euh, est-ce que dire : « bonjour » avec un sourire est considéré comme un harcèlement? Auquel cas, je suis un harceleur pro…

    • Trapipo

      La réponse sera certainement : « est ce que tu dis bonjour, avec un sourire, aux hommes ou aux pépés dans la rue ? Non ? Et bien faut agir de la même manière avec les femmes… »

      • IV

        Et dire que je pensais enfoncer des portes ouvertes avec cette BD.

    • Marie Dohet

      Ben quand je passe dans certains quartiers, il y a pas mal de mecs comme toi qui disent « juste » bonjour ou bonsoir. En général je ne réponds pas, parce que dans 90% des cas la suite de la conversation c’est : comment tu t’appelles, t’as un copain, t’habites où, tu veux aller boire un verre, pourquoi tu veux pas aller boire un verre, etc, etc.

      Donc si t’as une raison de dire bonjour (tu dois demander ton chemin, tu veux parler à la personne pour une autre raison que le simple fait de trouver la fille bonne) : oui. Sinon, perso je trouve ça saoulant, là il fait beau et j’aime bien rentrer chez moi à pied, mais quand je sais que je vais me faire aborder 3 fois sur mon chemin, c’est franchement dissuasif. Même des « bonjour ».

  • Toulouse j’y ai été il y a trois ans et c vrai que ce n’est pas une ville où il fait bon de se promener quand on est une femme. Je n’ai pas du tout (ou presque pas) ce problème à Strasbourg ou même à Paris. Par ailleurs, j’ai certaines de mes amies qui ont de sacrés problèmes à Strasbourg également. Comment expliquer ce mystère?

    • IV

      Faudrait demander aux harceleurs comment ils choisissent leurs coins.

  • Untxia

    Une BD que j’ai trouvé pénible à lire, trop bien habitué surement, ca fait un peu femmes contre hommes. Toulouse aussi c’est un peu le style de grande ville française où tu trouveras effectivement beaucoup de relous du genre, je suis un baionar et chez moi je vois pas ce genre de comportement … ya un sentiment bizarre à la fin de cette lecture, comme si on devait s’excuser de quelque chose même si on se comporte normalement … BD à oublier pour ma part

    • unjourPE

      Ben peut être que tu comportes normalement mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Si tu étais témoin de ce genre de comportement tu ne dirais rien parce que tu n’es pas concerné ?

  • IV

    Ces deux points sont expliqués dans l’article, encore faut-il l’avoir lu.

    1)On parle de « harcèlement de rue » pour le harcèlement dans les lieux publics.

    2)Pour adresser la parole à une femme, faites comme avec n’importe quel autre être humain.

  • IV

    Je crois que cette citation est parfaitement adaptée à ton cas.

    Il y a un moment où il faut sortir les couteaux. C’est juste un fait. Purement technique. Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez vous à sa place.
    Ce n’est pas son chemin. Le lui expliquer est sans utilité. L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme langage mais comme un bruit. C’est la définition de l’oppression [….]

    L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux. Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes.
    C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance.
    Ou : divertissement-corvée. Ou loisir-travail. Etc.
    Aller donc communiquer sur ces bases. »

    C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a « écouté » son opprimé est, en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça c’est épatant.

    Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.

    Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.[…] »

    Christiane Rochefort

    • Tedeca

      Si ce n’est pas un oppresseur mais juste un homme ?
      Si pour vous c’est la même chose, vous -l’individu; pas la femme, pas les femmes – avez un problème.

  • IV

    Je sais pas trop quoi répondre à ça vu que j’ai presque pas subi l’homophobie, mais quand même, il y a plusieurs choses à dire. Le mouvement contre le harcèlement de rue (et l’utilisation de ce terme en particulier) a été construit par rapport à un pb particulier, que certains appellent « la drague ». Les causes, implication et objectifs me semblent assez différents de ce que peut vivre un couple d’hommes. Dans un cas, c’est du sexisme, dans un cas, c’est de l’homophobie. Dans un cas, le but de l’homme peut éventuellement être de pécho, dans l’autre cas, les agresseurs peuvent aussi être des femmes je pense, et le but n’est pas de pécho, mais de nuire. Il n ‘y a pas forcément d’intention de nuire dans le harcèlement de rue (on l’a vu, certains commentateurs veulent seulement poliment complimenter une femme sur son physique). A noter qu’une femme lesbienne sera victime des deux façons, donc si une pouvait venir nous en parler, ce serait cool.

    • Je suis une femme en couple avec une femme, et on subit ce genre de harcèlement séparément ou à 2 .Séparément comme toute femme qui se ballade dans la rue..et à deux..on a le droit au « j’peux venir ,j’peux regarder? » bien graveleux, la main sur l’entrejambe ou, « vous avez jamais connu de VRAI mec, j’vais changer ça, j’suis fort moi, j’vais vous montrer » etc.., Evidemment on remarque bien la différence d’intention, cela dit contrairement à Abdel qui à plus peur des agressions physiques avec raison, j’ai plus peur des agressions sexuelles quand on est toutes les 2..ou il y a l’intention de « draguer » suite au fantasme de 2 femmes pour un homme et ensuite de nuire si les avances sont repoussées..pas facile..et autant il n’est pas toujours facile d’être une femme, (en plus végéL )et lesbienne autant il est dur d’être un homme homo aujourd’hui..dans ma ville, 2 jeunes femmes se sont fait tabasser après un « piouc » , nous on reste discrètes, mais bon à force on nous connait je pense, et j’ai peur qu’un jour ça nous tombe dessus..

      • IV

        Merci pour ce triste témoignage :/

      • Mais il faut aussi noter que les choses évoluent, de plus en plus de gens interviennent quand ils voient que ça dérape ou autre, et je pense qu’ il faut continuer à vivre simplement et à ne plus se cacher sans pour autant se montrer.Rien qu’en 10 ans de vie professionnelle j’ai noté de réels changements : avant je gardait ma relation secrète maintenant ce n’est plus le cas, elle est reconnue comme ma conjointe; si repas de travail il y a..elle est conviée! Le tout est de ne pas voir tout en noir! j’ai subi plus de végéphobie que d’homophobie aujourd’hui, et pour ça aussi je suis confiante..ça va changer…mais pour ça il faut y croire et savoir pourquoi mais surtout pour qui on le fait en ce qui concerne le végéta*isme, et j’en profite pour te remercier, car quand je me sens « nasty » je vais lire ton blog , ça me permet d’évacuer.

      • IV

        Ahah « nasty » 😉

    • La diabétique joyeuse

      Pour moi, tous les harcèlements se valent: c’est pas cool. Je n’aurais pas trop tendance à hiérarchiser le sentiment que peut ressentir une femme ou un homme homosexuelLE, NoirE, arabe, handicapéE qui subit du harcèlement ou de l’exploitation.

      Dans tous les cas, les conseils restent les mêmes et sont destinés aux mêmes personnes: plus souvent qu’autrement des hommes blancs hétérosexuels et financièrement aisés. Plus souvent qu’autrement des hommes tout court, c’est pas pour être sexiste, c’est un fait.

      Tu vois un homme embrasser un autre homme dans la rue? Fais comme s’il était n’importe quel être humain.

      Tu vois une femme avec du poil sous les bras? Fais comme si elle était n’importe quelLE être humain.

      Tu vois n’importe qui dans la rue? Fais comme si elle ou il est n’importe quel être humain.

      Point.

      Et si je peux me permettre, je vais extrapoler un peu par rapport aux animaux non-humains.

      Tu sais qu’il existe des animaux? Fais comme s’ils étaient n’importe quels êtres humains. Laisse-les vivre normalement et fous-leur la paix!

    • Elise

      Bonjour, avec ma copine on évite de se tenir la main à certains endroits, par peur bien sur, sinon on a droit à des remarque homophobe toutes plus charmante les unes que les autres. Les regards sont souvent une insulte, c’est lassant. Il y a ce harcèlement visuel autant chez les hommes que chez les femmes. Ensuite en tant que femme vis à vis des hommes relou, selon la façon ou je suis abordé, soit je ne répond pas et je trace, ou je souris en répondant merci, je suis prise mais c’est gentil, etc, et ça s’est toujours bien passé. Peut être ai- je eu de la chance jusqu’à maintenant mais je subis assez rarement le harcèlement de rue, pourtant j’aime être féminine, j’aime être une femme et le montre vestimentairement et sans complexe. Voila

  • Trapipo

    Bonjour,
    Pourrais tu nous dire la différence entre « Draguer » et « Harceler » ?
    Merci.

    • IV

      Draguer, c’est racler avec une drague le fond d’un fleuve, d’un port, etc. : Draguer un canal.

      Harceler, c’est faire subir à quelqu’un de petites attaques souvent répétées

      • Trapipo

        Le verbe draguer a 4 significations selon le Larousse, t’en a choisis qu’une.

        Voici les 3 autres définitions :
        – Retirer quelque chose avec une drague : Draguer une ancre.
        – Détecter des mines sous-marines pour les détruire ou les relever.
        – (Familier). Aborder quelqu’un, tenter de le séduire pour aboutir à une aventure : Se faire draguer dans un café.

        Dans notre cas, afin d’être dans le sujet, je pense qu’il faut plutôt se référer à cette dernière définition.

        Tu es donc d’accord, il y a une différence entre draguer une personne et harceler une personne ?

      • IV

        Bien sûr, par exemple, si tu vas dans une soirée speed dating, a priori, tout le monde est là pour rencontrer qqn, donc tu peux aborder des gens puisque c’est le thème de la soirée, en respectant les conventions. Ca c’est draguer.

        Par contre, si tu abordes une femme dans la rue, dans les transports, à la queue à la poste, tu sais pas si elle est la pour rencontrer des gens, et tu ne peux pas le savoir. Tu ne peux pas le déuire de sa tenue vestimentaire, de l’absence ou non de maquillage, de sourire. Tu ne peux pas. donc si tu vas la draguer, ce n’est de la drague que pour toi. pour elle, c’est du harcèlement.

        Bien sûr, c’est rarement par la drague, et jamais par le harcèlement que l’on rencontre vraiment qqn.

      • Trapipo

        « pour elle, c’est du harcèlement. »
        Non, je suis désolé, dans ton exemple la personne « se fera draguer » mais ne se fera pas « harceler ».

        Si je drague une personne à la queue de La Poste, elle se fait draguer.
        Si je la harcèle, elle se fait harceler.

        Apres, je peux comprendre sans problème que tu sois « contre » la drague (Personnellement je ne suis pas particulièrement fan). Mais il ne faut pas associer deux mots qui n’ont pas la même signification.

        Une personne qui se fait aborder et qu’on tente de séduite pour aboutir à un aventure, ne se fait pas harceler.

      • IV

        C’est pourtant simple, la drague, ça se fait à deux, le harcèlement, ça se fait tout seul. Réfléchis à ça.

  • Fushichô

    Je note quand mm que plusieurs femmes dans les com qui nous disent qu’elles voudraient juste traverser l’espace public en paix, mais qu’il y a plein de mecs (dont j’aurais facilement tendance à faire partie, soyons honnête, parce que je pense que les gens devraient pouvoir se sourire et se dire bonjour et se faire des compliments, mm dans la rue ; l’ambiance serait meilleure) qui, proclamant respecter les femmes et ne pas être un harceleur de rue, mais n’écoutent mm pas ce qu’elles nous disent ici et affirment que « bah, si c’est poli, courtois, respectueux, juste un compliment, juste un bonjour, je vois pas où est le pb ».
    Bah, le pb, il est justement là. Les femmes soulèvent un pb qui, dans le meilleur des cas, les incommode au quotidien, et nous, on vient leur dire « non mais voyons, moi je suis pas pareil, je suis pas un harceleur, je vous respecte, je dis juste bonjour ou je fais un gentil compliment, et je voudrais pas passer à côté de la femme de ma vie ».
    Le respect commencerait pas par écouter et tenir compte de ce que les personnes subissant le harcèlement de rue nous disent et demandent, plutôt que par dire bonjour de manière respectueuse à toutes les jolies filles qu’on croise dans la rue ?

    • IV

      MERCI.
      Et encore, il y a des messages de Huishnginhutao machin que j’ai pas publiés.

      • Hlutlausa Augað

        Ce que je fais n’est pas du harcèlement, qui est un acte répété (voir les définitions Larousse). Or je ne harcèle pas la personne, il n’y a qu’une phrase. Je ne drague pas non plus, puisque cela est gratuit et sincère.
        Ceux qui font du harcèlement, poursuivent la cible, généralement en dégradant celle-ci au fur et à mesure.
        Et d’ailleurs mes propos étaient à la base pour ramener les lecteurs vers le véritable problème et non pas rester sur le harcèlement qui n’est qu’une conséquence de la maladie sociétale.

        De plus je souhaite rajouter que je suis autiste asperger, donc je ne peux pas émettre de jugement social. L’antipathie que vous voyez de ma part (qui m’est expliqué par ma compagne, psychologue), n’a pas lieu d’être. Moi aussi je cherche une solution au problème, mais se limiter au harcèlement comme but ne nous donnera aucune véritable solution.

        Sinon mes compliment sont adressé a tous, hommes, femmes, jeunes et âges, et je n’ai pas encore reçu de réactions négatives (opposition ou fuite).

      • IV

        Comme expliqué dans l’article, c’est du harcèlement parce qu’un grand nombre de personnes le font. Si tu étais le seul homme à dire « bonjour-compliment » aux femmes, le harcèlement de rue n’existerait pas. Tu ne te considères pas comme un harceleur parce que tu dis « bonjour » une fois, mais la personne à qui tu le dis, ben t’es pas le premier. Donc ELLE te considère comme un harceleur, elle EST harcelée.

        Par ailleurs, une femme à qui tu dis « juste bonjour » dans la rue n’a aucun moyen de savoir si tu dis juste bonjour, ou si tu vas vouloir aller plus loin, si tu as l’intention de lui casser la gueule si elle refuse tes avances, elle ne le sait pas. Personnellement quand un mec me dit juste « bonjour-compliment » ça m’arrive mm de sourire-merci pour m’en débarrasser si je suis dans un moment ou j’ai pas envie de militer/me défendre.

        pour ceux qui pensent que « juste dire gentiment bonjour » n’ets pas un problème, je conseille le hashtag #NotJustHello sur twitter.

      • Jamie J.

        Bonjour,
        Je suis la petite amie de Hlutlausa Augað. Félicitation pour votre article, c’est important de se pencher sur ces divers problèmes d’ordre sociétal. On a un réel intérêt de voir les choses de manière générale, plus central au problème (voir la théorie du noyau central d’Abric)
        Je suis moi même une femme et je connais bien ces compliments dans la rue. En quoi est-ce du harcèlement ? Parce que c’est répété par les « HOMMES » ? J’avoue être une femme bizarre alors, car quand on me parle dans la rue, me complimente, j’apprécie cela. Ce ne sont jamais les mêmes personnes, jamais les mêmes choses. Même des femmes âgées me complimentent et fort heureusement, je ne les accuse pas d’être homosexuelles et de me désirer secrètement. héhé 😉

        Le harcèlement existe, tu vois l’ex d’une fille qui vient de se faire larguer (car il a été violent) et qui envoi 40 messages par jours + menace de mort au téléphone… ça c’est du harcèlement et je l’ai connu. Et dans ces moments-là, la justice n’est pas forcément de notre côté… par contre les amis hommes, oui, ils le sont ! Ce ne sont pas des ennemis, ils peuvent aussi être nos alliés pour la cause des Femmes.
        Ici, les compliments de rue que j’ai observé sont majoritairement niais (pour les dragueurs en herbes) ou justes gentils. Je suis sensible aux autres, et j’observe, c’est mon métier. Néanmoins, quand je vois une femme qui sourit de manière radieuse car mon petit ami n’a pas pu passer à côté sans la complimenter gratuitement, car il est réellement émerveillé devant cette robe colorée qui lui va si bien, ou des cheveux d’un roux naturel et dont les couleurs sont juste magnifiques (il faut l’avouer)… pourquoi serait-ce du harcèlement si c’est sincère ?

        J’arrive à reconnaitre les « dragueurs niais » des hommes sincères ou justes grands bavards en les regardant, en les écoutant. Comme cet homme qui est passé à côté de moi, en marchant, il m’a dit « Vous êtes ravissante », le tout en continuant son chemin… Autant le prendre comptant et se dire, oui merci. S’il voulait autre chose, pourquoi ne se serait-il pas arrêté ?
        Je connais un homme qui, lui, vit seul et n’a personne à qui parler. Son moyen de survivre socialement, c’est de parfois aller acheter des fleurs aux caissières du supermarché où il va. Ou encore, de jeter des compliments, qu’il sent et pense sincèrement, aux femmes et hommes, enfants et âgés, qu’il rencontre. (Je parle ici d’une autre personne que mon compagnon).
        S’il vous plait, avant de lyncher publiquement tous les hommes sans exception, apprenez à regarder, écouter, et différencier ceux qui sont sincères, vous vous rendrez compte, alors que c’est loin des « Wesh maz’elle » dont on parle si souvent. Il y a de tout et ils ne sont pas tous les mêmes…
        Il y encore des hommes sincères dans ce monde, pourquoi ne pas accepter de faire la différence ?

        PS: Sans offense, je souhaite que le débat évolue vers une vision égalitaire. Malheureusement nous vivons dans une société malade qui nous perds en nous faisant nous battre les uns contre les autres.

      • IV

        Je crois qu’il y a la un gros manque de prise de conscience sur le sujet de la domination masculine et sur l’intégration des normes par les dominées. Mais c’est pas grave, si tu ne vis pas ça comme du harcèlement, j’ai envie de dire, tant mieux pour toi.

      • Jamie J.

        Bonsoir,
        Peux-tu définir la « prise de conscience sur le sujet de la domination masculine » s’il te plait ?

        Je souhaite dire que j’ai une formation qui m’a sensibilisée, entre autre, aux différents types de violence. J’admets que le harcèlement existe, et fort heureusement nous luttons tous activement contre tout les types de violences. Un homme peut être victime, mais c’est tellement mal considéré par la société qu’il a longtemps été obligé d’appeler « SOS femme battue » ( Cf : http://www.atlantico.fr/decryptage/nombre-hommes-battus-approcherait-celui-femmes-dans-meme-situation-patrick-guillot-522894.html ) ou encore à l’heure actuelle « SOS femme viol ». Oui, la violence sexuelle toucherait 1 petit garçon sur 6 et un homme sur 3, à l’âge adulte (une petite fille sur 4 est concernée et 1 femme adulte sur 3)…. Mais les hommes passent en second plan car c’est les violences faites aux femmes qui compte dans notre société…

        Je suis pour la cause de femme, mais je suis radicalement contre de réduire la femme à une éternelle victime et un homme à un éternel agresseur (Au risque de s’y identifier et de se conformer à l’étiquette). La réalité est diverse et variée, les homme peuvent être des victimes, des femmes peuvent être des agresseurs. Ce ne sont pas le même type de violence dont il est question mais c’est proportionnellement équivalent.

        Des femmes, nos aïeules, se sont battues pour l’égalité des chances; l’égalité des droits et devoirs Hommes/Femmes. Je respecte ça tout simplement.

        Pour ce qui est des COMPLIMENTS (et pas des invitations salaces), c’est dommage de ne pas les accepter pour ce qu’ils sont. Si je te dis que tu es très probablement une belle personne, saches que ce n’est pas l’expression d’un désir de ton corps de femme. C’est gratuit. Ainsi, c’est vraiment dommage pour toi si tu t’interdis d’accepter un compliment car il y trop de testostérone à proximité. Ils ne sont pas tous des ennemis et les femmes ne sont pas toutes des victimes, et heureusement ! Battons-nous plutôt pour un équilibre, et peut être que ce serait un bon début de faire, nous aussi, des compliments gratuits quand ils nous viennent. Ça libère d’un poids, entre autre.

        Je suis attristée de voir autant de haine à l’égard d’un « bonjour ». Je suppose que ta colère a du se trouver justifiée à un moment donné, et je ne dénigre aucunement cela. Néanmoins, il est important de prendre de la distance pour rester le plus objectif possible et servir la cause qui nous anime. =)

      • Tedeca

        Le problème c’est que votre définition du harcèlement n’est pas celle du dictionnaire ni du code pénal. C’est la vôtre, apparemment forgée par des expériences difficiles, mais c’est une perception personnelle pas une réalité objective. Vos expériences douloureuses dans l’espace public, que d’autres (femmes, homo, immigrés) partagent, ne vous donnent aucune autorité pour former des catégories et porter des jugements péremptoires sur la moitié de l’humanité.

      • Fushichô

        @Hlutlausa Augað:

        Peut-être que tu ne considères pas harceler la personne, parce que tu te contentes de lui dire bonjour et c’est tout, sans arrière pensée, juste comme ça, en passant. Et tu ne courres pas après la personne en insistant, en étant agressif, en insultant ou quoi que ce soit. Dans ce sens là, tu n’es pas un harceleur, certes.
        MAIS, par ce comportement d’un simple bonjour, tu participes à un problème plus grand, qui te dépasses, qui dépasses du moins tes intentions honnêtes : tu participes au harcèlement de rue. Que tu le veuilles ou non.
        Tes intentions sont sans doute pures, je veux bien le croire, donc ça te paraît difficile de croire que tu es un harceleur. Mais change de point de vue, mets-toi à la place des femmes qui se font arrêter à chaque coin de rue pour un compliment avec ou sans arrière pensée, au lieu de continuer à défendre ta position privilégiée. Mets-toi à la place des femmes et écoute-les, tiens compte de ce qu’elles te disent (et elles sont plusieurs à le dire ici-même ; et ailleurs): même les bonjours, ça nous gave, laissez-nous nous balader dans la rue peinard.

        Et, la solution au problème du harcèlement de rue, elle est là, elle t’es donnée dans l’article, et elle est super simple à mettre en oeuvre : foutons la paix aux femmes dans la rue. C’est pas compliqué à comprendre et à mettre en pratique, je trouve.

  • Matt

    Comme ça parle sociologie, ce serait bien qu’il y ai une étude voir si on trouve des « réguliers » dans les profils de harceleurs… généraliser à tout les Hommes me semble être complètement hors propos. Quels Hommes occupent et « vivent » l’espace public comme un lieu de domination masculin? Sofie Peeters l’avait elle même reconnu avec difficulté… milieu social ? culture ? religion ? CSP ?

    Pour ma part, je hais les gens donc je ne regarde personne, ne souris à personne et ne parle à personne. Grâce à des gens comme moi, l’espace public est un vrai paradis.

    • unjourPE

      Mais elle ne généralise pas à tous les hommes. Elle parle du groupe social « homme » dans lequel se trouve, bin, des êtres humains de sexe masculin qu’on appelle généralement des hommes.

      Dans ce groupe social, plein de gens se permettent de manifester envers des êtres humains du groupe social « femme », des propos complètement déplacés comme si celles-ci leur appartenaient, ou devaient complètement se plier à leurs désidérata. Ce ne sont pas tous les hommes, ce ne sont pas toutes les femmes.

      Quand on parle de problèmes de racisme, tous les blancs ne se sentent pas traités de gros fachos. Pourquoi quand on parle de harcèlement de rue, ça n’est pas la même chose ?

      • IV

        Il ya qqn sur twitter qui disait que quand on fait une campagne sur la sécurité routière, on dit pas aux gens: « attention, on ne parle pas de TOUS les conducteurs, y’en a qui conduisent bien hein! D’ailleurs, vous en faites sûrement partie, nous on parle juste des mauvais conducteurs ».

      • grasyop

        Bonjour IV.
        Je ne crois pas, justement, que la sécurité routière ait jamais dit quelque chose du genre « pourquoi tous les conducteurs sont-ils épris de vitesse ? » ou « le problème des conducteurs c’est l’alcoolisme ».
        Toi même, lorsque tu parles du spécisme, tu dis « les omnivores » ou « les carnistes », pas « les humains ».
        Et si tu parles du racisme, tu vas dire « les racistes », pas « les blancs ».

        Cela n’empêche bien sûr pas de relever la composante sociale de tout comportement, mais tu ne devrais pas dire quelque chose qui nie à l’individu la possibilité de s’en détacher. Donc « NotAllMen » en effet, car sinon, si tous les hommes sont des harceleurs, tous les blancs des racistes et tous les humains des spécistes, alors ce doit être une fatalité et ce n’est même pas la peine d’essayer d’agir autrement.

        De manière générale, nous sommes tous le produit, à la fois, de la société, et de notre évolution individuelle.
        Réduire un comportement à sa dimension sociale, c’est déresponsabiliser l’individu.
        Réduire un comportement à sa dimension individuelle, c’est déresponsabiliser la société.

        Dans un vieux commentaire, apparemment refusé, j’indiquais préférer le terme « antisexisme » au terme « féminisme » qui, justement, exclut les hommes. Le tout est de savoir si tu veux défendre une catégorie de personnes (les femmes) ou un comportement (le respect et l’équité) : en tant qu’homme, je peux adhérer au second combat, pas au premier.

        P.s. : rien à voir, mais je trouverais respectueux que lorsque tu décides de supprimer un message (sauf spam évident), tu l’indiques.

      • IV

        Pour le « on n’est pas tout comme ça », je conseille très vivement une seconde fois le hasthag #NotAllMen sur twitter.

        Pour le terme antisexisme: http://cafaitgenre.org/2013/09/14/arguments-anti-feministes-4-a-propos-du-terme-anti-sexisme/ (ça a du m’énerver, et je suis pas du genre respectueuse^^)

      • Matt

        Justement… on dit aux « bon conducteurs » de faire attention eux aussi, attention aux mauvais conducteurs, d’anticiper leurs erreurs. Comme si on te disait de faire attention à comment tu t’habilles, les conducteurs d’en face pourrais te harceler si ta jupe est trop courte.

  • Grussie

    Hébé dis donc, il y a pas mal de commentaires déprimants. Courage IV ! Et en plus tu dois filtrer, non ?
    C’est quand même dingue de voir que la réaction de pas mal d’hommes quand ils entendent parler de harcèlement de rue, un problème qu’ils n’expérimentent pas, c’est de nous expliquer que ce n’est pas du harcèlement, qu’on exagère, qu’eux ils sont gentils d’abord, et de défendre leur DROIT à « complimenter » les femmes qu’ils croisent dans la rue.

    • IV

      Je filtre A MORT. Céramique et charbon actif. Vous n’avez même pas idée, vous, pauvres lecteurs, de ce que je reçois XD

  • Jean-Charles

    Bonjour,
    Connaissez-vous le projet crocodiles :
    http://projetcrocodiles.tumblr.com/

    • IV

      Bien sûr^^

  • Fushichô
    • IV

      Je l’ai vu ce matin morte de rire^^ Mais bon ça va donner du grain à moudre à ceux qui harcèlent poliment.

      • Fushichô

        Bah, les harceleurs polis ont pas attendu cet article pour être sûr de leur bon droit…

  • Eutherpe

    C’est affligeant certains commentaires… Ce qui est affligeant c’est aussi la façon dont la question est traitée par les médias, qui fait que les femmes doivent toujours se comporter comme des victimes et ne son pas libres dans l’espace publique.
    Petit exemple ici :
    http://www.acrimed.org/article4275.html
    J’ai vu aussi dans les commentaires quelqu’un qui disait qu’une fille habillée sexy voulait susciter ce genre de comportement. C’est comme ceux qui disent que c’est aussi la faute de certaines femmes si elles ont été victimes de viol, parce qu’elles se promenaient dans un endroit dangereux, qu’elles étaient court vêtues. On culpabilise toujours les femmes, ça arrange bien les hommes, ça leur évite de se poser des questions sur leur comportement au quotidien, aussi insignifiant cela puisse-t-il leur paraître, et les maintient dans leur position de domination. Mais c’est à vous messieurs de comprendre et de vous abstenir, pas à nous de nous dire « c’était gentil et désintéressé » et de vous répondre poliment « merci ». Comme c’est à ceux qui portent atteinte aux femmes d’être culpabilisés.

  • Diglee

    Je tombe seulement maintenant sur cet article: putain, merci, et BRAVO pour ta patience et ta détermination dans les commentaires (que je n’arrive pas à avoir…-___- )
    Désolant de constater toujours cet éternel faux-débat du « Haaan mais on ne pourra plus draguer dans la rue, alors…? »
    Eh bien NON, en fait, car ça n’a jamais été le lieux propice à THE rencontre. Ou alors c’est une rencontre axée sur le physique, donc peu de chance de miser sur la pérennité de la relation sous prétexte que la nana a des jambes d’1m30.

    Quand des mecs de 50 ans (j’en ai 26) s’asseyent à côté de moi dans un parc, alors que je lis ET écoute de la musique avec un gros casque, pour me dire que je suis « bien jolie », j’ai juste envie de les empaler vivants (mais ça ce n’est pas l’attitude correcte et psychologue que je vise…^^). J’aimerais vraiment leur demander:
    1) tu attends quoi, au juste, de ce compliment? S’il est si puuuur et gratuit, l’aurais-tu fais dans ce cas à un jeune homme charmant?
    2) Combien de fois ça a marché, cette technique?
    J’ai beau essayer, je n’arrive pas à comprendre la motivation de ces hommes autrement que par cette volonté de domination. Et alors qu’avant tout ça, je parvenais à me contenter d’ignorer ou sourire et remercier, aujourd’hui je suis dans une colère noire (surtout quand, après un refus, les insultes fusent). Cette mauvaise foi m’irrite et me désespère (d’autant que mon combat n’est compris de personne réellement dans ma famille: ma mère se prétend féministe mais assène des vérités type « les hommes sont des chasseurs, tu ne peux pas les en empêcher » -au SECOURS-)

    L’autre jour j’ai envoyé bouler quatre mecs qui commentaient mon short dans la rue à minuit: surpris de ma réaction un peu violente, ils ont marmonné et sont partis. J’étais très bien quand un petit mec type baba cool m’a tenu la jambe tout le reste du trajet pour me dire de ne pas m’énerver, que je suis bien trop sensible, que ce n’est pas contre moi et que je ne dois pas le prendre personnellement, que ce sont de toute façon des idiots bourrés, que je devrais faire attention et plutôt me taire etc. » Il m’a complètement victimisée (en voulant certainement m’apaiser), quand j’avais juste fait ma petite justice, à ma sauce, et selon mes limites (me faire traiter de salope en est une, bourré ou pas). J’étais hors de moi. Venant d’un mec, facile à dire.

    Breeeeeef: me raccrocher à l’énergie et à la force de nanas comme,toi, qui tiennent bon et son très claires dans leur discours, ça m’aide énormément à affirmer le mien, et me sentir légitime dans ce combat quotidien.
    Alors encore: Merci, et Bravo.
    Je vais aller voir ce que tu fais, très heureuse de cette nouvelle découverte.

    Des bises!

    • IV

      Merci pour ton témoignage. Je sais pas si t’es l’illustratrice mais j’avais bien aimé ta BD sur le même sujet. D’ailleurs, dixit un commentateur rageux, elle était vachement mieux que la mienne 😛

  • kara04

    J’avais écris un long texte mais le site me l’a effacé quand j’ai choisi le réseau social… Je dirai donc simplement que celà. Au Québec, les femmes ne se font jamais siffler, très rarement harceler, très rarement draguer dans les rues. Tu peux te promener pratiquement à poil, au mieux on t’ignore, au pire on t’observe de loin. Les femmes n’ont pas d’ordre à recevoir des hommes, les hommes sont de plus en plus nombreux à s’occuper des tâches ménagères + enfants. Les femmes ont du caractere et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elles sont d’ailleurs pratiquement toutes féministes pour les jeunes adultes. Elles savent aussi être  »féminine », ce ne sont pas des hommes pour autant.

    Si nous en sommes arrivés là, vous pouvez le faire. Bonne courage à vous! Je pense que le probleme démarre avec la mere qui adhere au concept de mysoginie sans vraiment s’en rendre compte. d’ailleurs, combien d’hommes se la coulaient douce pendant que leur sœur faisait le ménage? Mère, père, frère, mari. Tous prennent la femme pour une gamine. Après cela, comment ne pas se prendre pour un dieu, étant un homme?

  • Jeanne P.

    Jeanne

  • Jeanne P.

    Bonsoir,

    Je crois qu’il y a eu un léger bug concernant ma première tentative de commentaire…Veuillez m’en excuser !
    En premier lieu, j’aime passionnément votre blog, sa verve, son trait, sa finesse. Il est un très bon argument, en soi, devant lequel confronter les « carnistes » (mes parents, mes grands-parents, mes ami-e-s ont été plus sensibles à certains de vos dessins qu’à des heures de débat…)
    Cependant, pour cet article en particulier, je me pose certaines questions.
    Soyons clairs : je fais des études de genre, je me considère très clairement comme étant une féministe actuellement hétérosexuelle : parce que je ne peux pas me dire « pour la parité », dans le contexte actuel, cela n’a, à mon avis, pas de sens.
    Ce qui me pousse à vous écrire ce soir, est l’incident suivant, si l’on peut parler d’incident : je revenais de chez le tatoueur, à Paris, et sur mon chemin de retour un joueur de ping-pong, qui m’avait vraisemblablement vue à l’aller, me dit : « Vous êtes vraiment jolie, Mademoiselle. »Et s’en retourne à sa partie de ping-pong. Je n’estime pas être victime du machisme ordinaire ; j’ai – ce n’est pas un chant de gloire – plaqué contre la caisse et filé trois coups de poing à un mec qui me traitait de « pute, junkie (j’en passe…) à la supérette, en juin. J’ai eu raison de le faire. Mais ce soir, j’ai juste trouvé ça sympa, gratuit, et je ne me priverais pas de dire à un joli mec : je vous trouve vraiment chouette, Monsieur.
    Doit-on vraiment bannir toute tentative de compliment/drague urbaine (à condition évidemment de faire la différence avec l’agression verbale à caractère sexuel, dont je suis aussi victime quotidiennement…) ; je veux dire : où situer la limite ? C’est sans doute très individuel, mais dans la mesure où je ne me prive pas de dire à un type : « beau mec », pourquoi devrais-je me sentir agressée quand on me dit que je suis jolie ? Le type en question ne m’a pas suivie, pas harcelée, pas traitée de pétasse parce que je ne lui donnais pas plus de prise…

    Encore une fois, merci pour cette merveilleuse tribune qu’est votre site.

    Bien à vous,

    Jeanne.

  • Jeanne P.

    Je précise tout de même : le type en question à qui j’ai fait l’honneur de trois coups de poing dans la face, à la supérette, me traitait de « junkie » pour la raison suivante : tatouée sur les bras, et un piercing…à l’oreille. [il aurait pu être placé n’importe où, et j’aurais pu être une vraie toxicomane, cela n’aurait en rien justifié les propos tenus]. J’ai tendance à vouloir, sincèrement, penser que l’on ne doit pas parler le même langage que celui de l’agresseur, à savoir, la violence, mais là, la soupape de la cocotte-minute (mon niveau de tolérance) a sauté. Un de trop. Ce que je différencie de « Vous êtes vachement jolie (oui bon, la poésie est rarement l’apanage des « dragueurs de rue ») Mademoiselle. »

  • Fabi

    Merci pour cet article!!
    Comme tu l’as dit, le harcèlement de rue peut commencer très jeune, donc ce qui peut être du quotidien (et hélas limite banal) pour une fille dépasse totalement certains garçons qui sont très étonnés quand on leur raconte des situations de harcèlement de rue. Il faut continuer d’en parler, et surtout arrêter de faire comme si c’était normal.

  • MarionLaMéchante

    Bien analysé.
    Rétablissons d’ailleurs une vérité: les personnes qui
    meurent tous les jours de violences conjugales ne sont pas des femmes
    mais bien sûr des hommes lâchement assassinés par des végétaliennes
    suintantes de haine.
    peace&love

    • Choub

      Les violences conjugales existent dans les deux sens … Mais bon c’est qu’un détail de l’histoire hein ?!

  • dvk

    Bonjour,

    J’ai l’impression que dans ton dessin tu généralises beaucoup de choses en fonction de ton expérience.

    Moi par exemple, j’habite en pleine campagne où tous les gens dans la rues se renvoient un simple « bonjour » avec un beau sourire. C’est un aspect de mon village que j’apprécie beaucoup, cette convivialité me manque d’ailleurs souvent lorsque je pars en ville.
    Clairement dans mon village, vu que tout le monde souhaite le « bonjour » à tout le monde, c’est un acte répété ! Et si je suis ta logique c’est du harcèlement ?
    En faite, ce que je veux dire c’est que tu généralises le fait que les femmes le prennent pour une agression alors que ce n’est pas le cas ! Pire c’est même plaisant pour certaines (dont moi) !

    En ville, ça ne me déplait pas qu’un individu me souhaite le bonjour au contraire, c’est toujours plus sympathique que de voir tout le monde dans son smartphone, s’ignorant totalement.

    Bref, ça me gène que tu généralises la pensée des femmes.
    Pour moi tant qu’il n’y a pas de manque de respect entre un individu et un autre, il n’y a pas harcèlement.

    • Aylune B. Papyrus

      Complètement hors-sujet.
      Ce dont IV parle dans cet article, c’est spécifiquement de harcèlement des femmes, soit un manque de respect, justement. Commentaires sur le physique, invitation à se faire sucer, etc, etc. Se dire bonjour dans son village, ça n’a juste rien à voir.

  • Emmanuelle

    Merci merci pour ces supers conseils, pour pas participer au victim-blaming et pour cette BD sympa!

  • Birdy

    J’ai rencontré des vrais amiEs dans la rue, j’ai complimenté des gens, hommes et femmes, sur un détail, une attitude ou un geste et j’ai vu leurs sourires quand je m’en allais. Je rentre dans ta catégorie « harceleur » mais ca ne m’empêchera jamais d’être spontanée, vivante et d’aller à la rencontre des gens, même pour une histoire qui durera le temps d’un thé.

  • Aurora

    J’ai bien aimé la bd, il y’a juste 2 points qui m’ont dérangé, le fait que tu te sente obligée de préciser que ta BD contre le harcèlement de rue n’est pas raciste (ou que ce n’est pas un problème d’immigrés), j’ai remarqué que ça fait un peu partie du fléau de harcèlement de rue, quand tu raconte que tu te fais harceler les gens te demande parfois à quoi ressemblait tes agresseurs
    « bah jeune…(wath the fucking rapport tu comptes les rechercher?) »
    « non mais encore…typé comment? »
    « métis souvent… »
    « ah ok tu serais pas un peu raciste en faite tous simplement »
    « non mais j’habite dans un cartier avec beaucoup de gens de toute les couleurs donc d ici que je croise un suédois…je t’appelle … »
    Et hop on passe d’une conversation sur le harcèlement de rue à « les français sont racistes »

    Autre point c’est que même si on croise beaucoup de connard il ne faut pas oublier que tous les hommes ne sont pas tous comme ça, pour ma part c’est même mon homme qui m’a convaincu que le féminisme ça peut être bien, c’est même lui qui m’a rassuré en me disant que non, j’avais pas un grave problème, sur mon front il n’est pas marqué pute, c’est justes certains mecs qui ont des grave problèmes de respect.

    En conclusion, les gens qui nous font chier dans la rue, ce sont des pervers et on ne de devrait pas avoir à se justifier sur notre gène même si malheureusement il n’y à pas le choix vue que très peux de personnes prennent ça au sérieux , je comprends aussi que ça soit difficile quand on s’est fait emmerder 10 fois par un mec, c’est difficile de croire que le prochain veut juste demander son chemin

    • Aylune B. Papyrus

      « Tous les hommes ne sont pas comme ça. »
      Non, mais tous les harceleurs sont des hommes.

      Dire que « les gens qui nous font chier dans la rue, c’est des pervers », c’est beaucoup trop simpliste. Le phénomène du harcèlement de rue est beaucoup trop répandu et tristement banal pour être « juste des pervers ». C’est dû à une société patriarcale dans lequelles les hommes sont éduqués de manière à penser que les femmes sont des objets sexuels disponibles, qu’ils peuvent déranger comme ils veulent. Est-ce que tous les hommes le font ? Non. Mais le fait que ce soit exclusivement des hommes et que ce soit quelque chose d’aussi normalisé devrait inviter à faire réfléchir : clairement il y a quelque chose qui CLOCHE et on devrait revoir la façon dont on éduque les mecs.
      Le manque de respect envers les femmes, c’est quelque chose d’horriblement répandu chez les hommes, malheureusement… suffit de demander à n’importe quelle copine, et on a au moins une dizaine d’expériences déplaisantes à raconter, et ça ce n’est pas juste pas normal.

  • Lola

    Comme toutes les filles, je me fais draguer dans la rue plusieurs fois par jour, mais je trouve ça un peu exagéré de parler de « harcèlement » ou « d’agression » alors qu’un mec nous a juste dit qu’il nous trouvait jolie… Si c’est un vieux moche qui a l’âge d’être mon grand-père, si il me dit un truc vulgaire ou simplement si je suis pas d’humeur il m’arrive de mal leur répondre, mais sinon il suffit de dire merci et de passer son chemin, c’est pas la peine d’en faire tout un plat !

    Du coup, à mon avis (et seulement le mien…), un mec qui aborde une fille dans la rue n’est pas FORCEMENT un gros connard pervers… Ok beaucoup le sont, c’est vrai, mais ça peut aussi être un type tout à fait normal, qui nous a trouvé jolie, qui se dit qu’on aura sûrement pas l’occasion de se recroiser et qui veut juste essayer de tenter sa chance. Donc tant que ça reste respectueux, que le mec force pas, commence à nous suivre alors qu’on a dit clairement qu’on était pressée, il n’y a pas de problème… Certains jours on n’a pas vraiment confiance en soi, et c’est toujours agréable un petit compliment… Mais les gars faites quand même un effort, siffler une fille ou lui dire qu’elle a des belles fesses, c’est pas forcément la meilleure façon de draguer… Et aussi les blédard faut arrêter avec le « t’es très charmante mademoiselle », parce que sérieux le mot « charmante » personne l’utilise en temps normal.

  • Aylune B. Papyrus

    « Je ne veux pas faire le relou » trop tard, c’est fait.
    Le harcèlement de rue est une définition parfaitement claire, il s’agit comme l’a dit IV de harcèlement de FEMMES par les HOMMES dans les lieux publics. L’expression a été SPECIFIQUEMENT créée pour ça : « street harassment. »
    Un homme dans la rue qui se fait agresser par un homme, ce n’est pas un épisode « harcèlement » « répétitif » qui lui est infligé à cause de son GENRE et qu’il subit à chaque fois qu’il met le pied dehors. C’est une agression PONCTUELLE. Les mecs ne sortent pas de chez eux en se disant « Merde j’espère que je vais me faire emmerder dans la rue aujourd’hui » « j’aurais dû amener mes écouteurs » « je suis peut-être habillé trop dévoilé ».

    Les agressions que subissent les mecs appartiennent à une problématique complètement différente. Ici on parle de harcèlement subi par les femmes et je ne vois pas en quoi « naaaaan mais des fois y a des meeeecs y se font agresser aussi » va arranger ou régler quoi que ce soit. Un peu d’empathie et de compréhension plutôt qu’une tentative minable de dévier le sujet sur les hommes, ce serait bien.

    Pour ce qui est du commentaire sur les « mères » et « petites amies » : ah charmant, donc en fait la seule raison qu’un mec pourrait avoir pour ne pas emmerder une femme, c’est se dire qu’il y a des femmes qui lui sont liées par le sang qui pourraient subir la même chose. Pas que, oh je sais pas, ce sont des êtres humains dignes de respect qui ne se résument pas à leurs organes génitaux. Merci.

    « Les réseaux féminins », je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler puisque IV a un lectorat aussi bien féminin que masculin et que quand moi, par exemple, je poste un article sur le harcèlement, je compte des amis aussi bien hommes que femmes, mais bref…

  • Penguin

    Et le harcèlement des hommes par les femmes ?

    • IV

      Bin n’empêche, je connais plusieurs hommes qui ont été agressés sexuellement par des femmes et qui l’ont pas très bien vécu :/

  • tikilou

    Bonjour, j’arrive un peu tard mais, je m’interroge sur un point, j’associe le harcèlement de rue à une sollicitation lourdingue non sollicitée, mais… Dans ce cas, que faire ?
    Je veux dire, même n’importe quel correct, peut craquer sur quelqu’un qu’il connaît de près ou de loin, et s’il ne fait pas l’effort de faire un pas, autant dire qu’en clair, il n’y a plus que vous pour le faire, et que vu la proportion de femmes faisant le premier pas, ils n’y aura plus d’humain en France d’ici un petit siècle.

    Je blague un peu bien sûr, mais… Il y a un fond de vérité, les rapports hommes femmes devraient être équilibrés, hors ils ne le sont pas, dans ce cas, que faire pour résoudre cette situation ?

    À mon sens, le harcèlement de rue découle de deux facteurs, le manque d’éducation (voir l’influence machiste du père) et la pauvreté, conduisant à une misère affective et sexuelle telle que ces mecs sont prêts à essayer de prendre tout ce qui bouge (les vrais connards sans cœurs sont rares en comparaison, mais il y en a, oui.)

    Je ne leur cherche pas d’excuse pour ceux ci ni à en faire des victimes, mais au final, d’un côté les femmes ne prennent pas le temps d’expliquer la situation aux personnes agissant ainsi, directement, et pour celles qui le feraient, je ne serait pas étonné que l’égo du mec prenne le dessus, surtout s’il n’est pas seul (ce qui est encore moins rassurant pour une femme.)
    De l’autre côté les femmes finissent par mettre n’importe quel mec dans le même panier par défaut et être méfiante. (Sans parler de la tripotée de mauvaises histoires amoureuses qu’elles traînent derrière elles, sans forcément remettre elles mêmes en question ceux/les comportements qui les attirent.)

    À mon sens, c’est un problème de communication/éducation avant tout ces histoires, et on trouve le fondement de ces problèmes dès le plus jeune âge, dans nos populations il est très courant que les filles et garçons se mettent à part les uns des autres malgré la mixité des classes, c’est purement culturel, et le fossé se referme petit à petit avec le temps, surtout vers le lycée et la fac, sauf formations pro’ majoritairement occupées par un genre en particulier.
    Dans d’autres cultures pourtant, c’est complètement opposé, il n’y a aucun tabou dans les jeux, les comportements, la différence/nudité, et les comportements de harcèlement de rue sont moins fréquents. (Suède, Norvège, Danemark, notamment.)

    Je pense qu’on a beaucoup à apprendre des autres à ce niveau là.