Comment se supplémenter en B12 ?

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b12

Quelques infos supplémentaires sur la vitamine B12:

Les carences dans leurs rapports alimentaires du bétail avec la pathologie animale « Comme les autres vitamines du groupe B, la vitamine B 12 est un produit de synthèse bactérienne qui se forme dans les réservoirs digestifs des polygastriques. La déficience en cobalt de la ration ôte aux bactéries un aliment primordial de la synthèse, d’où une carence en vitamine B12(…) En général, des sols contenant moins de 2 millionièmes de cobalt sont considérés comme dangereux. Certains chercheurs ont trouvé que, sur dès sols contenant 3 à 4 millionièmes, les moutons sont atteints de carence. (…) Marston et Lee ont observé que l’injection parentérale de 100 -: de vitamine B12 trois fois par semaine produisait une amélioration immédiate. chez des moutons nourris depuis un an sur des pâturages déficients en cobalt et présentant des symptômes nets de carence : des résultats ont été obtenus avec des animaux soumis à des régimes synthétiques carencés.  » •

Influence de l’alimentation et du mode d’élevage sur les teneurs en vitamine B12 de la viande bovine et ovine. « Ainsi le mode d’élevage et l’alimentation ont une influence significative sur les teneurs tissulaires en vitamine B12. Cette influence semble être prioritairement le reflet des apports de cobalt. En cas d’apports sub-déficitaires (bovins à l’ensilage de maïs), les teneurs hépatiques sont réduites. En cas d’apports clairement déficitaires (ovins au pâturage), les teneurs musculaires peuvent aussi être réduites. (…) IMPACT SUR LA VALEUR NUTRITIONNELLE POUR L’HOMME Outre la dispersion importante mesurée dans les teneurs en vitamine B12 des muscles crus de ruminants (allant de 0,36 à 1,25 µg / 100 g), il faut remarquer que les valeurs obtenues sont globalement inférieures à celles rapportées dans les tables de composition des aliments pour l’homme (2 à 3 µg / 100 g pour de la viande cuite, Favier et al., 1995) »

La vitamine B12 chez la truie gravide : faut-il en actualiser le besoin? « Quarante truies nullipares (Large-White x Landrace) ont été assignées, pendant la gestation, à cinq traitements, consistant en des concentrations croissantes de vitamine B12 dans l’aliment (0, 20, 100, 200 et 400 ppb), afin d’évaluer un niveau optimum de B12 alimentaire en utilisant des critères métaboliques de la B12 et de l’homocystéine (…) ces résultats montrent que l’apport en B12 pendant la gestation influence le transfert de cette vitamine vers le porcelet qui se fait principalement via le colostrum et le «premier» lait de la truie. En outre, l’apport en vitamine B12 requis pour maximiser le statut en vitamine B12 et minimiser la concentration d’homocystéine de la truie et de ses porcelets se situerait entre 100 et 200 µg/kg d’aliment ingéré selon le critère utilisé. Ces niveaux, largement supérieurs aux recommandations actuelles (NRC, 1998), méritent d’être validés en utilisant des critères de performances de reproduction des truies et ce, sur des effectifs d’animaux beaucoup plus importants »

Des OGM derrière le discret business de la B12 « Christiane Girard, chercheuse en nutrition et métabolisme de la vache laitière au Québec, apporte quelques éléments de réponse: « dans les élevages nord-américains et probablement dans presque tous les élevages en conditions contrôlées, la vitamine B12 est ajoutée dans les rations des non-ruminants de façon systématique. De même, chez le ruminant, on ajoute du cobalt aux rations ». Alors, comment faisaient les éleveurs avant la découverte de la vitamine en 1948 ? «  Les besoins en vitamines augmentent avec le niveau de production (taux de croissance, efficacité alimentaire, production de lait, etc.). Plus le métabolisme est actif, plus le besoin est grand » expliqueChristiane Girard. « Depuis 1948, la productivité des animaux a augmenté de façon marquée et les modes d’élevage ont changé.  En 1948, chaque ferme gardait quelques vaches, quelques cochons et quelques poules. Au Canada, en été, les animaux allaient dehors, les poules picoraient et les porcs fouinaient la terre pour trouver des insectes et vers de terre, etc., sources de B12. De plus, le porc recevait les restes de table, végétaux et animaux et aussi surtout le petit-lait produit lors de la fabrication du beurre, aussi source de vitamine B12. En gros, les apports n’étaient pas contrôlés et étaient plus faibles mais les besoins étaient aussi plus bas ». Même analyse de ce côté de l’Atlantique avec Benoit Graulet, chargé de recherche à l’INRA de Clermont-Ferrand: « supplémenter les animaux en B12 revient à augmenter leur métabolisme et donc leurs performances. En mangeant la même chose mais avec un peu plus de vitamine B, dont la B12, les animaux peuvent produire plus, donc grandir plus vite et produire plus de lait »

Nutrient requirements of fish « channel catfish required dietary supplementation of B12 to prevent anemia (…) Vitamine b12 is added to fish feeds when necessary »

Les vaches ont besoin de vitamines B; vrai ou faux?
« Les travaux de notre équipe ont montré qu’un supplément d’acide folique donné pendant la période qui entoure le vêlage et combiné ou non à de la vitamine B12augmente la concentration d’insuline et de glucose dans le sang, diminue la concentration d’acides gras libres dans celui-ci – un indice de la mobilisation des réserves corporelles – et réduit la perte d’état de chair. Le supplément de vitamines améliore l’équilibre précaire entre l’utilisation des nutriments par la glande mammaire et les autres tissus de l’animal, et réduit le déficit énergétique en début de la lactation. La vache ne mange pas plus, mais elle perd moins de poids, même si la quantité de solides totaux du lait produite par jour n’est pas modifiée. Une étude subséquente indique que les suppléments de vitamines améliorent la sensibilité des tissus à l’insuline, ce qui réduit l’intensité de la mobilisation des réserves corporelles. Les travaux à venir visent à raffiner l’ajustement des doses de vitamines en fonction de l’alimentation de la vache pour maintenir l’équilibre entre la santé de l’animal et le maintien de sa production de lait »

Calcibooster « Calcibooster devient l’indispensable dans les troupeaux laitiers pour le renforcement du système immunitaire des vaches et des veaux et la préparation optimale du vêlage. Calcibooster est composé de phosphore, calcium, magnésium, vitamine E
et B12, zinc chélate, cuivre chélate, sélénium organique et sélénite, iode et
cobalt » (remarque personnelle, les vegans qui affirment que les bovins ne sont jamais supplémentés en b12 commencent vraiment à me casser les couilles, l’info est pas difficile à trouver, ne faites pas confiance à qqn qui a pas été foutu de la trouver avant de parler, SUIVEZ MON REGARD JE NE VISE PERSONNE)(si)

Incidence de deux niveaux d’apports en vitamines sur les performances du poulet de chair « Selon ce même auteur, ces trois vitamines accompagnées de la vitamine B12 et de l’acide pantothénique à des niveaux supérieurs contribuent à améliorer le développement corporel des animaux (…) En ce qui concerne la composition corporelle, le prémix OVNTM permet une augmentation significative de la masse de filet en relation avec le poids des animaux mais aussi et surtout du rendement en filet. Ce résultat peut être mis en relation avec les apports élevés de vitamine B2, B12, PP, acide panthothénique et acide folique impliquées dans la synthèse protéique (Stahly et Cook, 1996). La composition vitaminique de la viande (filets et cuisses-pilons) est influencée par les apports alimentaires. Un taux élevé de vitamine E dans l’aliment est retrouvé dans le muscle. Ce résultat rejoint l’attente des consommateurs qui considèrent que manger des aliments riches en vitamines est bénéfique pour leur santé (Enquête Gallup, 1999). Malgré une teneur en vitamine E des cuisses-pilons supérieure, les indices TBA-rs sont identiques. Ceci est dû vraisemblablement à la mise en congélation trop rapide de ces dernières limitant ainsi leur oxydation. Ce résultat rejoint les observations de Meynier et al. (1999) sur viande fraîche de poulets labels contrôlée 72 heures post-mortem. Vu l’amélioration de performances qui compense le surcoût vitaminique, le système français d’intégration peut faciliter l’adoption de niveaux vitaminiques élevés. Des travaux complémentaires sont nécessaires afin de connaître les taux de vitamines à incorporer dans l’alimentation des animaux pour atteindre des concentrations optimales au niveau des viandes en tenant compte des pertes liées à la maturation ou à la cuisson. La question est de savoir si les consommateurs réclameront l’accès à de tels produits ? »

Vitamines : quelles recommandations pour l’alimentation des porcs ?
« Les vitamines, comme les minéraux, y compris les oligoéléments, sont des nutriments essentiels pour les porcs. Des compléments sont ajoutés aux aliments car les matières premières ne sont pas suffisamment pourvues pour satisfaire les besoins du porc »

Vitamines: rôles et besoins dans l’alimentation du porc.

Vente de B12 à destination des animaux d’élevage: Vialfrance, Flexfeed Multivit, Flexfeed Hepa, MS Extase Complete, sur Alibaba (mdr), feed

Pour en savoir plus sur la façon dont les omnivores se supplémentent en B12 et le concept d’animaux emballages, lisez cet article des cahiers Antispécistes.