• gahu

    Sans vouloir faire de la provoc, cette définition a des limites me semble-t-il.
    Exemple un peu extrême : je suppose qu’un nombre important d' »anti-spécistes » seraient volontaires ou trouveraient normal de donner leur moelle osseuse à un humain qui s’offrirait d’une leucémie.
    Combien d’entre eux le feraient naturellement pour un chimpanzé qui serait dans la même situation qu’un humain ? Dans ma mesure où ce don serait possible, vu la proximité génétique entre humain et chimpanzés.

    • Et les animaux, on leur demande s’ils sont volontaires ?
      L’exemple inverse fait envie à certain, zigouiller des animaux pour transplanter aux humains. Pas sûr que ces animaux auraient eu le choix (comme d’hab).

      http://www.institut-servier.com/download/recherche/7.pdf

      Cette question relève de « que ferait tu sur une ile déserte » vu qu’il n’existe pas de dons d’organes inter-espèces (à part chez des rongeurs, mais tout est possible « chez les rongeurs », c’est ça qui est cool en science).

      Faire un don « DE » moelle osseuse (qui est possible) et non pas de « LEUR » moelle osseuse est indépendant de considérer que l’être humain n’a pas forcément à dérouiller les autres espèces … parce qu’elles sont des autres espèces et que lui c’est l’humain.

      • gahu

        Dans le cas que j’exposais il s’agit pour un humain de faire un don de moelle osseuse à un chimpanzé malade de leucémie. Et non l’inverse.
        Pas certain qu’en cas de compatibilité les anti-spécistes acceptent de faire un don de moelle ?
        J’avais lu un livre de Singer au sujet de l’éthique animale et ce livre donnait des exemples un peu théoriques mais intéressant.

      • la réponse a été donnée par Nuria,
        et je me répète « c’est indépendant ».

  • Rectrude

    Et le travail des animaux? Je sais que la question ne se pose plus guère dans les pays industrialisés, mais il doit y avoir encore pas mal d’endroits où on utilise des bœufs, des chevaux, que sais-je? dans l’agriculture (je ne parle pas de l’industrie des loisirs).
    A ma droite, une céréale venant d’un champ sur lequel un animal a été exploité. Il a tiré une charrue ou porté des paniers. Il a été nourri, logé, mais n’a pas, ni de près ni de loin, bénéficié des protections du Code du Travail. Travailler sans pouvoir donner son avis, pas de rémunération: C’est un esclave.
    A ma gauche, une céréale venant d’un champ sur lequel une machine bruyante et polluante, fonctionnant avec un dérivé d’hydrocarbure, c’est-à-dire une énergie non renouvelable (mais avec un humain à bord, salarié ou entrepreneur) a travaillé.
    Rien ne permet de les distinguer. Et quand bien même on pourrait, lequel est le moins mauvais?
    Est-ce qu’il reste un moyen d’être soucieux du bien-être des animaux ET de l’avenir de la planète?

    • IV

      Déjà la question est biaisée car elle part du présupposé que l’exploitation d’un animal est non polluante, ce qui n’est pas le cas.

  • Et quand on utilise des machines pour exploiter des animaux :3 ?

    La question a aussi l’aspect biaisé suivant :à partir du moment où les animaux n’ont même pas le droit de vivre pour eux-mêmes, c’est singulier de se pencher sur le droit du travail.

    Ce serait dire « je veux qu’une poule ait le droit d’aller à l’université », en la voyant partir dans son camion pour l’abattoir. Il y a un ordre, déjà qu’ils puissent vivre tout court, puis affranchir les esclaves au travail …

    • Rectrude

      On peut donc continuer tranquillement à exploiter les animaux, jusqu’à ce qu’ils aient obtenu le droit de vivre tout court.? Heuu…

  • Nurja

    Je n’accepterai pas plus ou pas moins pour un chimpanzé que pour un être humain. Ce qui me ferait accepter, c’est avant tout le fait de connaitre la personne.

    • IV

      Je pensais ça aussi.

      • libellule

        Tout à fait d’accord. S’il fallait que je donne un bout de mon corps à quelqu’un , ce serait à quelqu’un que je connais et que j’aime, pas à n’importe qui juste parce qu’il se trouve qu’il appartient à la même espèce animale que moi. Je crois que les spécistes ont du mal à se rendre compte que la soi- disant supériorité de l’humain sur les autres animaux n’est pas évidente pour tout le monde. Ce n’est pas une pose, c’est quelque chose de profond, c’est même de l’ordre de l’évidence quand on s’attarde un peu à réfléchir sur les bienfaits apportés par l’espèce humaine… que ce soit pour les plus faibles d’entre nous, pour les animaux, ou pour la terre. Et même pour les soi-disant « forts », les soi-disant gagnants du système.
        Dépression, violence, maladies dégénératives, massacres, génocides humains et animaux, tortures, disparition d’espèces animales, végétales, pollution profonde de tous les écosystèmes, dérèglement climatique aux conséquences létales… la liste est sans fin. Ou plutôt si , justement, il risque d’y en avoir une, de fin, et un peu plus rapide que prévue si on continue comme on est lancés… Où qu’il soit, l’humain presque toujours tue et pourrit la planète.
        Même lorsque son 1er précepte moral est : « Tu ne tueras point »….Alors c’est bien gentil de sauver de l’humain, mais ça sert à quoi ?

      • gahu

        Quand on s’inscrit sur le fichier des donneurs de moelle osseuse, le don est effectué pour une personne compatible et anonyme qui peut se trouver à des milliers de kilomètres.

      • libellule

        Donc si le quelqu’un qu’on connait pas est un humain, c’est beau et héroïque de lui donner des bouts de son corps pour lui sauver la vie. MAIS si le quelqu’un en question n’est PAS un humain, là , c’est normal de le de lui prendre sa vie pour se servir des morceaux de son corps…. ¨Parce qu’entre autres , ils sont bons à manger, ou autres. ( selon les cannibales, l’humain aussi est bon à manger, ressemble beaucoup au porc ! ).
        Voilà, le spécisme, c’est ça.