Témoignage : ma vie dans une secte.

Les végétariens sont souvent accusées de faire partie d’une secte. Pourquoi? probablement un savant mélange d’ignorance, de peur de la différence, et de vocabulaire bien choisi (les «adeptes» du régime végétarien..). C’est un peu idiot mais admettons que ce soit vrai.

Madame B, adepte de la secte des végétariens, a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat. Voici l’interview, parue dans le très sérieux Ici Paris Match.

Ici Paris Match: Comment avez-vous été happée par la secte?

Madame B: J’avais vu des adeptes distribuer des tracts dans la rue. J’en ai pris et je me suis renseignée sur internet. Cette secte m’a parue très attirante. Les membres avaient l’air cool, en bonne santé, faisaient souvent bien plus jeunes que leur âge.

IPM: Et la réalité quelle est-elle?

Madame B:C’est vraiment ça! c’est effrayant, ces gens là ne mentaient pas. Je suis vraiment en bonne santé, vous vous rendez compte de l’efficacité de la manipulation mentale?

IPM: Quelle horreur. Et qu’est-ce qui est imposé aux membres de la secte?

Madame B: Rien! et c’est ce qui est le plus vicieux. On ne vous oblige à rien, on ne vous demande rien pour vous faire croire que vous êtes libre, et ça marche! Et voilà comment les adeptes se mettent à manger équilibré sans s’en apercevoir. On mange des fruits et des légumes tous les jours, c’est un calvaire.

IPM:Et si vous remangez de la viande, que se passe t’il?

Madame B:Rien! encore une fois, tout est fait pour vous manipuler.

IPM:Qui est votre gourou?

Madame B:Je ne sais pas. Il a sûrement peur de dévoiler son identité à cause du fisc. Ou peut-être qu’il n’en a pas?

IPM:La secte vous demande t’elle une contribution financière?

Madame B:Absolument!J’ai acheté des livres de cuisine, je fais mes courses dans des magasins bizarres où tout est naturel.

IPM:Avez-vous subi des abus sexuels?

Madame B: Vous vous foutez de moi? vous savez quelle forme ça a une courgette, ou une carotte? et un concombre?

IPM: A quoi ressemblent vos cérémonies?

Madame B:On se réunit pour des restaurants ou des pique-niques. On mange ensemble et on discute. C’est très intimidant.

IPM:Quels sont vos signe de reconnaissance?

Madame B:Il n’y en a pas, mais on peut avoir des badges que l’on doit s’épingler à même les vêtements. C’est comme une scarification, c’est très douloureux.

IPM: Merci Madame B pour votre témoignage, qui montre la dangerosité de la secte des végétariens. Pour protéger vos enfants, pour vous protéger, il existe des moyens simples. Allumez votre télé, écoutez tout ce que l’on vous dit, laissez vos enfants regarder la Star ac. Ne reflechissez surtout pas, tout ira bien…

Supermarchés: mode d’emploi

NON-VEGETARIEN: FAITES VOS COURSES

Garer la voiture sur le parking. Prendre un chariot et y épingler la liste de courses. Remplir le chariot. Passer à la caisse, payer, emballer dans des sacs. Mettre les sacs dans le coffre.

De retour à la maison, ranger, cuisiner, manger.

VEGETARIEN: FAITES VOS COURSES

Attacher le vélo au parking. Prendre un chariot et y épingler une liste des produits non-testés sur les animaux.

Passer au rayon fruits et légumes, choisir uniquement des fruits et légumes de saison de provenance française. Ne pas les emballer dans des sacs mais coller l’étiquette directement sur le produit.

Aller au rayon fruits secs, râler du manque de choix.

Pendant tout ce temps, éviter le rayon boucherie. Eviter le mec qui veut faire goûter les saucissons. Plus tard, couper quand même à travers le rayon boucherie pour gagner du temps. Voir des cadavres, des cris de souffrance, de la pollution, des intérêts financiers à la place des barquettes de viande. Regarder les gens qui choisissent leur viande et se demander s’ils se rendent compte de ce que ça implique. Les mépriser. Se rappeler qu’on a été comme ça il n’y a pas si longtemps.

Passer au rayon œufs. Chercher les œufs de poules élevées en plein air. Culpabiliser. Hésiter à devenir végétalien. Ne pas se sentir capable. Prendre quand même les œufs.

Dans chaque rayon, éviter les produits testés sur des animaux ou contenant des morceaux d’animaux cachés. Eviter les produits trop emballés.

Au rayon légumes secs, passer dix minutes à admirer comme la nature est bien faite et comme elle nous a donné de si belles sources de protéines végétales.

Chercher le rayon bio. Oublier que c’est le rayon bio et penser que c’est le rayon végétarien. Etre surpris en tenant dans ses mains une boîte de raviolis à la vache bio.

Prendre un pâté végétal. Vérifier la composition. Le reposer car il contient de l’huile de palme.

Regarder le prix du tofu, hésiter, décider de passer chez l’asiatique du coin pour acheter son tofu huit fois moins cher.

S’avancer vers les caisses. Lire le magasine en présentoir pour patienter. Râler en lisant les conseils nutritionnels qui imposent la viande deux fois par jour et les produits laitiers trois fois. Penser que les diététiciens et nutritionnistes sont incompétents.

Regarder les produits du client précédent sur le tapis. Se demander s’il est végétalien car il n’a pas acheté de viande et a pris une mayonnaise au soja. Apercevoir la barquette de jambon cachée sous les patates. Etre déçu.

Passer enfin à la caisse, payer. Se demander pourquoi on cautionne ce système dégueulasse de la grande distribution. Culpabiliser puis se trouver des excuses. Etre aimable avec la caissière car elle est aussi une victime du système.

Refuser les sacs plastiques tendus par la caissière, tout mettre dans le sac à dos. Sortir, enfourcher le vélo. Passer chez l’asiatique acheter du tofu et au magasin bio acheter ce qui manque. Se sentir bien dans le magasin bio, faire confiance aux étiquettes et se sentir quelque chose en commun avec les autres clients. Passer à la caisse et regretter de ne pas être plus riche.

Rentrer chez soi. Revérifier les étiquettes de tous les produits. Donner au voisin les produits qui contiennent finalement des animaux morts. Ranger ce qui reste, chercher une recette sur cuisinepop, cuisiner, manger.